Originaire de Rouyn-Noranda, Louise Dallaire entreprend sa carrière dans l’enseignement à la commission scolaire de sa ville natale, puis devient titulaire dans les toutes premières classes d’immersion à Ottawa et en Outaouais. Un peu plus tard, les nouvelles technologies liées à l’éducation la passionnent et elle s’y consacre jusqu’au moment de sa retraite. Dégagée de ses responsabilités professionnelles, elle commence une série de voyages qui bouleverseront sa vie. Sac au dos, elle part pour l’Inde, le Brésil, la Thaïlande, la Chine. Elle ne prévoit pas explorer le continent africain; c’est l’Afrique qui la trouve. Par une nuit de septembre 2002, elle descend, seule, à Niamey, la capitale du Niger. La suite fait partie du récit Les touristes ne vont pas à Abalak. Aujourd’hui, Louise offre des conférences sur les bienfaits de l’intuition et sur ses voyages. Mais à chaque été, elle revient dans sa ville natale : vous la trouverez dans les champ de bleuets.
Les touristes ne vont pas à Abalak est une traversée originale du désert du Sahara, mais aussi une traversée de l’espace intérieur, celui que l’on retrouve au plus profond de soi. Les thèmes abordés sont ceux de l’amour, de la confiance, entière, totale, de notre immense pouvoir de création et de la beauté d’un peuple oublié. Il s’agit d’un message d’espoir à grande échelle, un message d’entraide, de participation au mieux-vivre d’une collectivité.
Ce livre nous rapproche d’un peuple nomade du Sahara, les Peulhs, avec qui l’auteure a vécu. Remplie d’un amour sans bornes pour ses hôtes, elle reste en contact avec eux et, en 2005, elle retourne les voir avec son fils pour y tourner un film qui immortalisera la vie nomade avant que celle-ci ne disparaisse. Louise retrouve alors les familles qui vivent maintenant autour du puits qu’elle a fait construire avec la collaboration de divers intervenants et de l’école que des Français engagés ont édifiée. Lentement, un peuple se sédentarise et un nouveau village, Tagayet, voit le jour.
« Ce peuple du désert ne cesse de me fasciner et de m’attendrir. » Louise Dallaire |